Samedi 17 Septembre, les conseillers municipaux ont présenté, pour la première fois, la 33ème édition des Journées Européennes du Patrimoine dans les locaux administratifs de la Mairie à l'occasion du thème "Patrimoine et citoyenneté".

Près de 27 visiteurs ont découvert l'histoire de la commune mais aussi celle des armoiries par exemple. Au fil du temps, les lieux ont connu quelques travaux et aménagements : la salle de classe a laissé place à la salle des mariages, la salle des associations est devenue la salle des conseillers et l'agence postale...

Les archives ont aussi apporté leur contribution en offrant une belle perspective de l'évolution du territoire et de la citoyenneté.

 

 

Créé par un décret du , l'insigne officiel des maires aux couleurs nationales est conforme au modèle ci-après :

« Sur un fond d'émail bleu, blanc et rouge portant « MAIRE » sur le blanc et « R.F. » sur le bleu ; entouré de deux rameaux de sinople, d'olivier à dextre et de chêne à senestre, le tout brochant sur un faisceau de licteur d'argent sommé d'une tête de coq d'or barbée et crêtée de gueules. »

Le port de l'insigne officiel des maires aux couleurs nationales, dont l'usage est facultatif, est réservé aux maires dans l'exercice de leurs fonctions et ne dispense pas du port de l'écharpe lorsque celui-ci est prescrit par les textes en vigueur.

                   

Lors des cérémonies publiques, le maire et les adjoints doivent porter obligatoirement un costume officiel (ci-contre).

Dans la pratique, c'est l'écharpe tricolore, dont le port est prévu par l'article R. 122-2 du code des communes, qui constitue la marque distinctive des maires et adjoints.

 

                   

Liste des maires de Chaneins :

CONSUL pour 1787 Claude ROUSSET

CONSUL pour 1788 Benoît MOREL

MAIRE 1790 Claude MOREL

MAIRE 1792 Jean CHAILLON

AGENT MUNICIPAL 1795 Benoît MOREL

AGENT MUNICIPAL 1796 Claude MOREL

ADJOINT MUNICIPAL 1796 Benjamin PUTOD

MAIRE 1798 Antoine GIROUD

MAIRE 1800 Pierre DUPOND

 

MAIRE 1808 Claude François CHARVERIAT

MAIRE 1815 Claude BERTHELON

MAIRE 1816 Benoît PUTOD

MAIRE 1821 Claude BERTHELON

MAIRE 1842 Pierre CHAILLON

MAIRE 1848 Jean BEROUD

MAIRE 1852 Antoine GOYARD

MAIRE 1868 Gaspard ODET

MAIRE 1870 Pierre BERTHELON

MAIRE 1888 Claude GOIFFON

MAIRE 1893 Pierre BERTHELON

MAIRE 1896 Jean GOYARD

MAIRE 1900 Jean Claude NAIRON

MAIRE 1920 Paul BERTHELON

MAIRE 1933 Pierre CHARVERIAT

MAIRE 1950 Claude CHARLET

MAIRE 1959 Joseph DURAND

MAIRE 1983 Louis CHARLET

MAIRE 1989 Bernard GIL

MAIRE 2014 Patrice FLAMAND

 

 

Antoine MOIROUD 1388

André DECERTIIS 1410

Antoine CHABOT 1413

Jean PICHOD 1452

Guillaune BERTHELON 1478-1485

Jean CHABOT 1504 auteur du document gothique

Claude BERTHELON 1508-1533

Pierre BERTHELON 1533

Michel POLIGNIER 1561

Blaise DE BEAUVOYER 1567-1573

Pierre MAILLARD 1573-1575

Jérôme CHOLIER 1614-1622 curé lors de la visite de Mgr de Marquemont, archevêque de Lyon. Contemporain de Vincent de Paul.

Pierre de MOLIN 1622-1657 curé lors de la visite de Mgr Camille de Neuville.

Jacques DESHOLMES 1657-1664

Jean MILLIET 1664-1690

Claude Philibert BOUCHARD 1690-1707

GIMET 1707

Joseph BLANC 1708-1714

DEVAUX 1714-1715

Gaspard DEBOMBOURG 1715

Antoine SIMON 1715-1734

Les AUGUSTINS DECHAUSSES de la Croix Rousse à BEYBLEU 1725-1792 suppléent les curés malades ou absents.

François BOCHARD 1734-1754 meurt curé de Chaneins et est enterré dans l'église devant le choeur.

Jean CLAVIERE 1754-1775

Claude FAURE 1775-1792 contemporain des frères

Bonjour de Fareins devient officier de l’État Civil en 1793 puis instituteur à Chaneins

Culte caché 1793-1802 François Balthazar UCHARD

Benoît BOUTIN 1800 curé constitutionnel

Etienne CRETIN 1803-1810 1er curé concordataire 

Jean Baptiste FEUGET 1810 meurt à la cure

Pierre CHAPON 1810-1837

Jean Marie PUVILLAND 1837-1886

Pierre François BARET 1887- 1913

LAPIERRE 1913-1930

MAGNON 1930 -1935

PACHOT 1935-1965

La paroisse de Notre Dame de Chaneins est rattachée à Montmerle en 1965.

 

                       

C’était une tradition orale qui disait qu’un vieux bourg avait précédé le bourg actuel avec sa Grand’Rue et ses maisons bien alignées. Un document écrit par un curé de la paroisse, l’abbé Pierre François Baret (1887-1913) lors de la Séparation des Églises et de l’État en 1906, fait allusion aux vestiges d’un bourg primitif et d’une première église paroissiale mais sans les situer.

  C’est cette localisation manquante qui a conduit la recherche : les 7 planches du Cadastre dit napoléonien publié en 1831 et les 5 registres-matrices des Propriétés Bâties et non Bâties depuis 1831, ont été croisés page par page jusqu’à la découverte d’une terre appelée « Vieux Bourg » une première fois, puis une seconde fois « Petit Vieux Bourg ». Dans les deux occurrences, il s’agit de la même parcelle : A 145 du Cadastre de 1831.

 Le document extrait du Cadastre napoléonien indique que le dit Vieux Bourg se trouvait allongé du nord au sud entre la maison du Bois d’Y et Bellevue et les Sablaudes qui sont les bornes-témoins du Vieux Bourg. Une voie est-ouest toujours visible, le chemin des Dames est bien reconnaissable. C’est l’actuel chemin des Manettes. A  l’ouest, il conduisait aux Grandes Vignes et au chemin  menant du Bois d’Y au Rocher et à l’est au Montessuy et aux Chabaudières. Planté sur le tard d’érables champêtres dont certains plus que bicentenaires  existent encore, ce chemin des Dames est le souvenir des Chanoinesses de Neuville qui étaient co-seigneurs de Chaneins avec le Comte de la Bâtie et le Baron de Chaillouvres. La parcelle sur laquelle va être construite la Salle des Sports s’appelait le Pré des Dames.

 Les circonstances du transfert du bourg semblent liées à la réalisation de la Route Royale après le rattachement de la Principauté de Dombes au Royaume de France en 1763. En effet, avant cette date, le réseau routier local est très médiocre et constitué de chemins creux, mal empierrés, irrégulièrement remis en état par des corvées villageoises impopulaires. Les Ingénieurs des Ponts et Chaussées de Louis XV vont doter la région d’un réseau de voies principales de qualité, favorables aux transports et au commerce. La Route Royale de Bourg à Belleville est une de ces voies. C’ est notre D 17 actuelle. La nouvelle route tracée de novo en dehors du réseau traditionnel antérieur, à travers champs, vignes, prés et bois, transforme le paysage rural, favorisant les communications et les échanges. Les terrains disponibles autour du hameau de l’église vont permettre tout naturellement l’installation d’une auberge de voyageurs avec relais pour les chevaux, d’un atelier de charron, d’un carrossier et d’un maréchal ferrant. On trouve aussi un marchand d’épicerie au détail puis un cordonnier-cabaretier. L’extension du bourg de l’église et le rôle social et économique de carrefour avec la création des chemins carrossables de Peyzieux et de Cesseins feront rapidement perdre sa vitalité au vieux Bourg dont la population va vieillir, s’appauvrir et disparaître d’autant que la principale activité, la viticulture sur les Grandes Vignes, le Rocher et les vignes Mouloux de Montessuy tend vers le déclin. Le Cadastre de 1831 ne porte plus trace de maison à l’exception de la maison du Bois d’Y au nord, de Bellevue et des Sablaudes au sud qui peuvent donner une idée de l’architecture des maisons du Vieux Bourg.

  Si vous désirez vous faire une idée de cette partie disparue de Chaneins, voici un itinéraire simple. Vous entrez dans ACTIPARC. Sur votre droite quatre arbres au moins bicentenaires dont 3 érables champêtres qui ont voisiné avec le Vieux Bourg. En tournant à gauche, vous êtes sur l’ancien chemin des Dames et au lieu de tourner à droite, vous prenez le large chemin de terre et là vous imaginez des maisons dombistes de part et d’autre avec quelques anciens chaninois, un peu vignerons, un peu paysans qui vaquent à leurs occupations de siècles en siècles.

 

 

  D’abord dès l’époque gallo-romaine et avant le 6ème siècle, une villa rurale importante a occupé les lieux. Un texte de 968-971 parle effectivement d’une « villa chalobra ». le nom existe dans la grande région dite franco-provençale, Forez, Dombes, Bresse, Bugey, Valais et Savoie, avec  plusieurs toponymes identiques issus de la langue commune, l’arpitan.

  

  Sans doute fortifié  dès le 11ème siècle, le site de Chaillouvres est  investi par le Sire de Villars dès le 12ème siècle. Il joue  déjà un rôle essentiel comme vigie et comme point de contrôle de la route, sans doute ancienne voie romaine secondaire, qui passe à son pied, allant de  Châtillon  à Montmerle. C’est alors une tour-donjon à structure mixte, pierre et carrons, épaisse et capable de résister à l’incendie. Elle  augmentera la capacité de défense de la poype fortifiée de Chaneins qui est déjà en fonction lors de la construction du château, conçue essentiellement comme fortification. sans avoir immédiatement de rôle sur le plan féodal. On peut émettre l’hypothèse de la présence d’une garnison permanente de vingt à trente hommes sous les ordres d’un capitaine-châtelain.  L’organisation de la seigneurie est postérieure à la fortification. L’enceinte est déjà protégée par des douves .